Navigateurs web les plus utilisés : Edge passe devant Safari et prend la 2e place

Selon le dernier rapport publié par StatCounter, Microsoft Edge a dépassé Safari en avril 2022. Il devient ainsi le 2e navigateur web sur desktop le plus populaire dans le monde. Si Google Chrome reste solidement accroché à la 1ère place avec 66,64 % de parts de marché, Microsoft Edge obtient désormais 10,07 %, juste devant Safari qui est utilisé sur 9,61 % des ordinateurs de bureau. L’écart entre les deux représente 0,46 % de part de marché.

Pourquoi Edge a-t-il pris l’avantage sur Safari ?

Cette tendance a été amorcée dès le mois de février, alors que Safari commençait à perdre du terrain face à son principal concurrent. Si le navigateur web d’Apple conservait encore sa place de dauphin, sa popularité s’est effritée au profit de celui qui est installé par défaut sur Windows 11, le dernier système d’exploitation lancé en octobre dernier par Microsoft.

De son côté, Safari a dû faire face à des plaintes de la part de sa propre communauté. En cause : des bugs techniques, une expérience utilisateur qui n’était pas au rendez-vous et des problèmes de compatibilité avec certains sites web. Les modifications qui ont été apportées courant 2021 ont été jugées insuffisantes, et la popularité du navigateur web d’Apple a diminué ces derniers mois.

La tendance peut-elle s’inverser pour Safari ?

Désormais relégué au 3e rang des parts de marché mondiales, Safari n’est cependant pas en danger. Derrière, Firefox est 4e avec 7,86 % de parts de marché, laissant ainsi la possibilité à Safari, qui a perdu 0,23 % entre février et avril 2022, de rester au contact de Microsoft Edge, voire de récupérer sa 2e place plus tard dans l’année.

Alors que macOS Monterey, la 12e version de son système d’exploitation, a été lancée au mois d’octobre 2021, Apple devrait dévoiler la nouvelle version de son OS pour desktop d’ici quelques semaines, à l’occasion de la conférence WWDC 2022 dédiée aux développeurs. En cas d’annonces majeures de celui qui pourrait être désigné par le nom de Mammoth, Safari pourrait regagner des parts de marché et, peut-être, repasser devant Microsoft Edge dans les mois à venir.

Quel est le navigateur web le plus utilisé sur desktop en France ?

Si Google Chrome a perdu près de 2 % de parts de marché depuis le début de l’année, avec 56,16 % en avril 2022 contre 58,18 % au mois de janvier, il reste toujours le navigateur web le plus utilisé en France juste devant Firefox, dont la courbe ne cesse de progresser pour atteindre 17,29 %. Le duel entre Edge et Safari se retrouve même au sein de l’Hexagone, puisque le premier (12,55 %) creuse désormais l’écart sur le second (9,93 %). À noter que Safari passe pour la 1ère fois de l’année sous la barre des 10 % de parts de marché en France.

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Les données d’utilisation des navigateurs web sur desktop en France entre mars 2021 et avril 2022. © StatCounter

Source : StatCounter

Instagram annonce des nouveautés pour les vidéos : ce qu’il faut savoir

Instagram a décidé d’axer sa stratégie principale autour de la vidéo en consolidant les Reels en 2022. Le format générant un fort engagement, le réseau social veut encourager cette croissance en simplifiant davantage le partage et la consommation de vidéos sur la plateforme.

Instagram met un terme à l’application IGTV et développe la monétisation des Reels

Après la fusion des vidéos dans le fil et IGTV, dans un seul format appelé Vidéo Instagram, la plateforme annonce de nouveaux changements.

Une nouvelle façon de regarder et de découvrir des vidéos

Les vidéos regardées sur Instagram disposeront de fonctionnalités qui facilitent leur lecture, comme l’affichage en plein écran ou encore la possibilité d’activer et de couper le son en touchant simplement l’écran. La plateforme réfléchit également à améliorer la manière dont les vidéos sont découvertes à l’aide notamment des partages et de la recherche de contenus.

La fin de l’application autonome IGTV

Le format des Reels étant devenu la priorité, Instagram souhaite concentrer ses efforts sur son application principale. Le réseau social veut mettre un terme à l’application dédiée IGTV pour regrouper les vidéos sur une seule plateforme.

La suppression des publicités vidéo in-stream

Instagram avait déployé les publicités vidéo in-stream pour les IGTV. Les revenus étaient alors partagés entre le réseau social et les créateurs de contenus. Le réseau social met fin aux publicités vidéo in-stream, qui ne sont plus adaptées aux formats courts, et annonce que les créateurs qui monétisaient leurs contenus par ce biais recevront un paiement mensuel temporaire, basé sur leurs revenus récents.

Le développement des options de monétisation sur Instagram

Instagram ne souhaite pas pour autant renoncer à la monétisation des vidéos pour les créateurs de contenu. La plateforme développe de nouvelles manières de générer des revenus, notamment à l’aide de publicités affichées dans les Reels. Le réseau social annonce qu’une nouvelle expérience publicitaire au sein de ce format vidéo sera testée au cours de l’année 2022.

Les 6 conseils d’Instagram pour adapter vos contenus à ces changements

En plus de ces annonces, Instagram souhaite encourager ses utilisateurs à poursuivre la publication de vidéos. La plateforme partage ainsi 6 conseils pour développer sa présence sur Instagram :

  • Publier des vidéos courtes,
  • Privilégier des vidéos au format vertical,
  • Intéresser les internautes dès les premières secondes,
  • Adopter la régularité dans les publications,
  • Partager de nouveaux contenus spécifiques à la plateforme,
  • Créer des vidéos authentiques et originales pour améliorer l’engagement.

NFT : révolution ou phénomène de mode ?

Si les NFT font beaucoup parler d’eux cette année, moins d’un français sur dix sait concrètement de quoi il s’agit…

De Paris Hilton à Serena Williams en passant par Mike Tyson, les stars investissent le marché des NFT (Non-Fugible Token, jetons ultra-sécurisés qui garantissent la propriété d’un actif numérique), soit en créant leurs propres produits, soit en achetant – souvent au prix fort – des œuvres numériques sous forme de NFT.

A l’instar de Justin Bieber, le footballeur Neymar a ainsi récemment dépensé 1,1 million de dollars pour l’acquisition de 2 NFT d’une série connue sous le nom des « singes blasés ou Bored Ape ».

Dans cette même lignée de nombreuses collections font à date parler d’elles comme les CryptoPunks, personnages ultra pixélisés dont le plus cher a été vendu pas moins de 11 millions de dollars, ou encore les très attendus BigCats et LuckyLion, animaux cette fois en 3D, réalisés par des designers connus pour de nombreuses animations pour Marvel, Disney, Netflix….

Autre signe tangible que le courant NFT prend chaque jour de l’ampleur, l’acronyme a dépassé en janvier les cryptomonnaies en volume de recherche sur Google.

Afin de mieux cerner la perception de ce phénomène émergent, le média spécialisé Cointribune.com a confié à l’Ifop le soin d’interroger plus de 2 000 personnes pour évaluer le degré de connaissance et l’image des NFT.

Une enquête* qui révèle qu’au contraire des cryptomonnaies comme le Bitcoin, aujourd’hui bien identifiées, les NFT restent peu connus du grand public mais disposent d’un fort potentiel de développement auprès des plus jeunes notamment…

NFT : moins d’un Français sur 10 sait précisément de quoi il s’agit

Si 25% des personnes interrogées disent avoir déjà entendu parler des NFT, 8% seulement savent précisément de quoi il s’agit.

51% des 18-24 ans ont connaissance des NFT contre 15% des plus de 65 ans.

Les hommes ont une meilleure connaissance des NFT que les femmes (31% contre 19%).

Les cadres et professions intellectuelles ont plus entendu parler des NFT que les ouvriers (39% contre 22%).

Un potentiel d’investissement plus fort chez les jeunes

Parmi les personnes ayant déjà entendu parler des NFT, 13% ont déjà investi et 19% se disent prêts à le faire.

44% des 18-24 ans et 47% des 25-34 ans les connaissant ont déjà investi dans les NFT ou seraient prêts à le faire.

La proportion est deux fois moindre (23%) chez les plus de 35 ans.

Les œuvres d’art numériques en tête des achats possibles

18% des personnes interrogées ont déjà ou se disent prêtes à acquérir des œuvres d’art numériques sous forme de NFT, une proportion qui monte à 40% chez les 18-24 ans.

Un Français sur 10 (10%) serait prêt à acheter le tweet original d’une personnalité publique sous forme de NFT (23% chez les 18-24 ans).

 

Une image contrastée selon les publics

Près d’un Français sur 2 (46%) pense que la production et l’acquisition de NFT ont un impact négatif sur l’environnement.

Les connaisseurs des NFT sont plus nombreux à le croire (63%), tout comme ils sont plus nombreux à penser que les mondes virtuels prendront le dessus sur le monde réelle (63% contre 36% chez les non-initiés).

Si 28% des personnes interrogées estiment que les revenus tirés des NFT sont légitimes, celles ayant déjà investi dans les NFT sont plus de la moitié (54%) à le penser.

Un écart de perception que l’on retrouve sur la valeur des NFT : 68% des possesseurs de NFT estiment qu’ils ont autant de valeur qu’une œuvre d’art matérielle contre seulement 15% de l’ensemble des personnes interrogées.

Un investissement jugé majoritairement comme purement ludique

Seul un quart des Français (25%) pense que les NFT sont de véritables actifs susceptibles de prendre de la valeur dans le temps.

La proportion est un peu plus forte chez les jeunes (37% des 18-34 ans) mais reste minoritaire, plus de la moitié (57%) de celles et ceux qui connaissent les NFT jugent que ce marché prendra de la valeur dans les 3 prochaines années contre 27% qui parient sur une stagnation et 19% qu’il sera inférieur à sa valeur actuelle.

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* Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 24 janvier 2022 auprès d’un échantillon de 2 003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.